Un Indien attaqué par 50 manifestants pour avoir parlé anglais

Un Indien de 36 ans a été attaqué par des manifestants pour avoir parlé en anglais, selon le Times of India.

In an apparent case of linguistic chauvinism, a 36-year-old software engineer was chased and allegedly beaten up by a mob of 50 Karnataka Rakshana Vedhike (KRV) activists – because the victim, J Daniel, spoke in English while trying to broker peace between the mob and an event organiser who was playing non-Kannada music at Swami Vivekananda Road metro station on Old Madras Road last Saturday at around 9 pm. Mind your language: Karnataka Rakshana Vedhike activists thrash techie for speaking in English

L’incident se serait produit le 17 décembre 2016 à Bangalore, dans l’état du Karnataka.

Publicités

Ouvert sur l’anglais du Monde

Geoffrey Pullum, dans The Chronicle of Higher Education, raconte la fois à un étudiant s’est plaint de l’accent de son prof qui venait… d’Angleterre.

« Of course, it’s true that many Americans are far too insular, and one of the key things they need to get out of a college education is the experience of encountering smart people with accents they never heard before, and may initially have trouble understanding. Treating every different kind of accent as weird and upsetting as you go through life in this globalized world would be babyish, so students who have never been outside Riverside County or seen a foreign film do need to grow up a bit linguistically.  » Make American Accents Great Again – Lingua Franca – Blogs – The Chronicle of Higher Education

So, on est rendu là? Pour être « ouvert sur le monde », il est suffisant de tolérer d’autres accents anglais?

Anglais et populisme

« En optant de plus en plus pour le « tout anglais », ces écoles tournent le dos à notre culture commune, à notre héritage commun. Ce faisant, elles contribuent à accentuer encore la coupure déjà profonde entre les élites et le reste de la population. » Quand les grandes écoles de gestion « s’agenouillent » devant la langue anglaise | Focus Campus

Il y a définitivement un lien a explorer entre l’anglicisation des élites et le retour des nationalismes-populismes en Europe (et ailleurs…)

Xinhuanet lance une édition nord-américaine

L’agence de presse chinoise Xinhuanet lance aujourd’hui une édition nord-américaine de son portail.

C’est la quatrième édition locale de Xinhuanet, après celles pour l’Afrique, l’Europe et l’Asie-pacifique.

Xinhuanet publie des nouvelles en anglais depuis 1944.

Sur son propre site web, l’agence se décrit elle-même comme « un organe d’information important du gouvernement central. »

L’anglais du maire de Kiev, c’est l’enfer

Le maire de la capitale ukrainienne de Kiev, Vitali Klischko, parle très mal anglais selon un duo d’humoristes russes qui a réussi à parler au maire en se faisant passer pour un « officiel européen ».

[traduction google] « Il y a quelque chose, bien sûr. Nous avons déjà entendu Klitschko en russe. Mais en anglais – il est quelque chose. Son assistant a dit qu’il était tout à fait couramment l’anglais, même si nous lui son offert. Oh bien. Je pensais que mon anglais est pas parfait, mais j’ai parlé avec divers fonctionnaires étrangers à des niveaux élevés, mais ce qu’il dit en anglais – il est juste une sorte d’enfer. » Пранкеры высмеяли уровень английского языка Кличко | Украина.ру

« Et rien intelligible en anglais, il ne pouvait pas dire. » Пранкеры высмеяли уровень английского языка Кличко | Украина.ру

So what?

C’est intéressant parce l’Ukraine est engagée dans un programme de dérussification et d’anglicisation sans précédent. Pas plus tard que le mardi 22 novembre, le maire de Kiev et les ambassadrices des États-Unis et du Royaume-Uni annonçaient l’arrivée prochaine de 14 professeurs d’anglais pour enseigner la langue à la police de Kiev.

« Equipping our new police with English is just one more step to reform our officers to a world standard. It makes our city safer not only for residents but tourists, investors and everyone who visits Kyiv. » English for Kyiv Patrol Police | British Council

Depuis le début de l’année 2016, que le président ukrainien Petro Poroshenko a proclamé « année de l’anglais« , l’Ukraine a remplacé le russe par l’anglais sur les cartes d’identité et sur l’affichage dans les gares et les aéroports.

En collaboration avec les États-Unis, le British Council, l’OTAN, et toute une série d’ONGs, l’Ukraine a entrepris d’angliciser sa fonction publique, ses universités et sa police.

En 2017, 1000 professeurs d’anglais bénévoles iront en Ukraine pour enseigner l’anglais aux enfants, notamment en provenance des régions occupées par la Russie. Un projet qui, de l’avis du président ukrainien, a pour objectif de réduire l’influence de la Russie dans cette région.

« The President emphasized a great significance of such initiative for the victory in the battle for the minds of people poisoned by Russian propaganda. » President: GoGlobal initiative on teaching children English will promote restoration of peace on our land — Official website of the President of Ukraine

Avant l’annexion de la Crimée par la Russie, le russe était la langue maternelle d’à peu près 30 % des Ukrainiens. Les russophones sont majoritaires dans l’est de la république.

Ce n’est pas la première fois que Vladimir Kuznetsov et Alexei Stolyarov, les humoristes russes qui ont piégé le maire de Kiev, s’en prennent à des politiciens ukrainiens. Ils ont déjà été accusés d’être des agents du FSB, ou a tout le moins de faire le jeu du Kremlin.

Pandas Anglophones

So, deux pandas nés au zoo d’Atlanta qui ont été transférés au Centre de Recherche sur le Panda Géant de Chengdu soufreraient, comme, et je cite, « toute personne normale », d’un choc de culture parce qu’ils ne comprennent que l’anglais :

« Another problem is that Meilun and Meihuan cannot understand Sichuan dialect; only hearing their names can make them raise their heads.

In contrast, they react to a number of basic words in English, such as “Come here“. » U.S.-born panda twins struggle in China as they know only English – The Hindu