Volkswagen passe à l’anglais

Volkwagen veut obliger ses employés du monde entier, même en Allemagne, à travailler en anglais d’ici 2021.

L’anglais deviendrait la langue de travail de l’administration, des communications et de la documentation. Toutes les réunions de plus d’une douzaine d’employés devront désormais être en anglais.

Selon certains médias, Volkswagen permettra cependant à ses ravailleurs d’usines de continuer à communiquer entre eux dans la langue de leur choix.

L’annonce de l’anglicisation du groupe automobile a étée faite à la mi-décembre par le Dr Karlheinz Blessing, membre du conseil d’administration responsable des ressources humaines :

« In future (sic), English is to be the Group language. This will improve access to the top management level for international top performers and cooperation among top managers. As a globally positioned Group, we need the best people in the world. Volkswagen Group realigns management development

Par l’anglais, la compagnie espère vraisemblablement provoquer un changement de culture au sein de sa direction, et particulièrement au siège social de Wolfsburg, souvent accusé d’insularité et blâmé pour les scandales qu’on sait.

« The core intention, though, is to de-politicise the traditional Wolfsburg-Braunschweig Volkswagen Group power centres in favour of a global perspective.

Wolfsburg was a block of farmland near a town called Fallersleben before Volkswagen began in the 1930s and would become a ghost town if Volkswagen ever left. It is one of the world’s most boring towns in one of Germany’s most boring regions, and even the nearest big city, Hanover, is the dullest major centre in Germany. » Volkswagen goes English – motoring.com.au

Deux choses, cependant :

Premièrement, on remarque encore une fois le pattern maintenant classique de l’anglais pour l’élite, les autres langues pour le peuple.

Deuxièmement, on peut se demander si le passage à l’anglais est pour de vrai.

Relations publiques

L’annonce de l’adoption de l’anglais comme langue officielle par une multinationale est le genre de nouvelle qui fait très plaisir à une certaine presse d’affaires et ont sait qu’à partir d’aujourd’hui certains lobbies ne manqueront pas une occasion de louer la grande lucidité de Volkswagen, mais la réalité est que ce genre d’annonce n’est souvent qu’une opération de relations publiques.

En 2007, le PDG de LG, Yong Nam, avait lui aussi annoncé que l’anglais serait désormais la langue officielle de sa compagnie à travers le monde. Comme VW, LG voulait devenir une compagnie globale et permettre à ses employés de toute la planète d’aspirer aux plus hautes sphères de la direction.

Just Korean talent itself is not sufficient enough, so I have to attract a best in class global talent into our organization, so that they can feel comfortable working in this environment.

This means that English has to be a common language in our company going forward. So me speaking English is very, very important to encourage people to speak out with bad English instead of good Korean. Yong Nam, CEO, LG Electronics

En 2011, quatre ans après l’annonce, j’ai eu l’occasion de visiter le siège social de LG à Séoul. Je n’y ai croisé qu’un seul non-Coréen, qui n’était que de passage. Pas une seule personne à qui j’ai parlé n’avait même entendu parler de la prétendue politique d’anglais officiel de leur compagnie.

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Les détaillants Américains sont meilleur que les Anglais pour adapter leurs sites aux marchés globaux

Les détaillants américains sont les meilleurs de tous les détaillants anglophones quand vient le temps d’adapter leurs sites à des marchés non-anglos, mais seulement quand ces marchés sont assez gros.

Selon une étude réalisée par des Practicology, eshopworld et TranslateMedia, les sites des détaillants Américains sont mieux adaptés et traduits que ceux des Anglais et Australiens, du moins dans les gros marchés lucratifs comme le Japon et le Mexique.

« US retailers were particularly strong at providing customer service support in local business hours, localizing pricing, and localizing their foreign language sites in the cases of Mexico and Japan. The same priority was not as evident in other English-language speaking countries, such as the UK and Australia however.  » Practicology Research Highlights Gaps in US Retailers’ Online Localization Efforts

Les détaillants britanniques ne semblent pas être prêts à faire le même effort que les Américains pour vendre à leurs voisins. Tandis que 84% des détaillants en ligne américains offrent un service à la clientèle en espagnol pour leurs clients mexicians, 60% des détaillants anglais n’offrent pas ce service à leur clientèle francophone.

Pants ou Trousers?

À noter, les anglophones sont particulièrement paresseux quand vient le temps d’adapter leurs sites aux marchés qui parlent la même langue qu’eux. Par exemple, les Anglais offrent souvent les même promotions à leurs clients Australiens, malgré l’inversion des saisons et les Américains utilisent le mot « pants » pour vendre des pantalons en Grande-Bretagne, même si de l’autre côté de l’Atlantique, ce mot signifie « sous-vêtement »…

Uber Chine n’est plus disponible en anglais

L’application d’Uber en Chine ne sera plus disponible en anglais à partir du 27 novembre 2016.

L’application Uber Chine va être remplacée par une nouvelle application Didi qui n’a qu’une interface en chinois Mandarin. La Compagnie Didi Chuxing a acheté la division chinoise de Uber en août 2016.

Selon CNN, Didi a promis de traduire la nouvelle application en anglais au cours de la prochaine année.

Paris aux touristes : please don’t go!

 

Pour convaincre les touristes de revenir dans la ville qu’ils boudent depuis les attentats du Bataclan et du Stade de France en novembre 2015, la région de l’île-de-France va augmenter l’affichage ‘“en langues étrangères” dans les rues de Paris et donner des cours d’anglais aux chauffeurs d’autobus et au serveurs de café.

Dans une entrevue au Journal du Dimanche, la présidente du conseil régional Valérie Pécresse a présenté les grandes lignes de son plan de sauvetage de l’industrie touristique de Paris : 1000 stagiaires qui savent parler anglais autour des principaux monuments, des commissariats mobiles, une CityPass de transport en commun, un site web bilingue Welcome to Paris Region (qui sera éventuellement traduit en 10 langues) et des cours d’anglais pour tous ceux qui pourrait être en contact avec des étrangers.

Dès 2017, les chauffeurs de bus et de taxi, le personnel des musées, hôtels et restaurants de Paris recevront – ou auront accès, ce n’est pas clair si les formations seront obligatoires – à des cours d’anglais financés par l’administration régionale.

Mme Pécresse a aussi annoncé l’ajout de signalisation “en langues étrangères” dans les transports et dans les alentours des sites touristiques.

La présidente de l’île-de-France propose également de renommer l’état d’urgence (qui doit en principe expirer à la fin de janvier 2017) en quelque chose d’un peu moins effrayant.

Depuis le début de l’année, les arrivées internationales en France ont chuté de 8%.

En 2014, la France était la première destination touristique au monde avec 83,8 millions de visiteurs qui ont boosté le PIB de la France de 2,4%, selon le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du numérique de la République.

 

Uber lance UberEnglish dans une quatrième ville

633370840_79e8844092À partir de cette semaine, les utilisateurs d’Uber à Cali en Colombie pourront exiger les services d’un chauffeur qui parle anglais.

Le service UberEnglish a été lancé à l’automne dans la capitale colombienne de Bogota et à Shanghai, en Chine. Le service permet aux clients d’Uber de payer un supplément pour les services d’un chauffeur qui sait parler anglais.

À Shanghai, par exemple, les déplacements Uber English coûtent entre 25 % et 30 % plus cher que les déplacements UberX.

Pour être autorisés à prendre les appels UberEnglish, les chauffeurs doivent réussir un test sur l’app Duolingo, partenaire d’Uber dans le projet pilote.

Pour l’instant, UberEnglish n’est disponible que dans trois villes colombiennes : Bogota, Medellín et Cali, ainsi qu’à Shanghai.