Des chercheurs de l’université Cambridge découvrent de la Science qui n’est pas en anglais

Après une révision systématique de la littérature scientifique portant sur la conservation de la biodiversité publiée en 2014, des chercheurs de l’Université de Cambridge en sont arrivé à la conclusion que finalement, non, English is not enough, rapporte Science Daily ce matin.

Sur 75 000 documents répertoriés par Google Scholar qui portent sur la conservation de la biodiversité, le tiers n’étaient pas en anglais, et la moitié de ceux-ci n’avaient même pas d’abstract dans la langue universelle de la science.

Le papier, Languages Are Still a Major Barrier to Global Science a été publié dans PLOS Biology aujourd’hui.

La vérité est qu’il y a encore beaucoup de chercheurs qui publient dans d’autres langues que l’anglais. Uniquement en Chine, il y a plus de 10 000 périodiques scientifiques, dont la très grande majorité ne sont pas publiés en anglais.

Il y a des outils comme WorldWideScience, un projet du Département de l’Énergie américain en collaboration avec Microsoft, à la disposition des chercheurs qui veulent explorer les bases de données scientifiques qui ne sont pas en anglais.

Avec internet et la traduction automatique, c’est plus facile que jamais dans l’Histoire de la science pour un chercheur d’identifier les papiers pertinents à ses études, peu importe dans quelle langue ils sont publiés. (Une traduction humaine est probablement encore nécessaire s’il veut les lire et les citer.)

Le problème n’est pas tant la langue des papiers et des lecteurs que celle des algorithmes comme le Science Citation Index et le THE World University Ranking qui dévalorisent systématiquement tout ce qui n’est pas en anglais.

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‪La fois où Richard Martineau a publié un appel génocide au nom de la liberté d’expression ‬

Extrait de « Mort aux Madelinots« , un texte que j’avais publié dans le journal Voir en 2000.

Dans le temps, le rédacteur du journal, Richard Martineau, avait trouvé ça pas mal bon.

« La solution évidente est d’élargir la portée de la loi pour protéger un plus grand nombre de concitoyens contre les méchants qui disent de vilaines paroles qui font de la peine. Il faut élargir la définition de « groupe identifiable » dans la loi pour inclure les snobs, les fumeurs, les enfants, les tatoués, les chauves, les quétaines, les avocats, les skaters et même les racistes. Il faut que tous les sous-groupes de citoyens soient également protégés contre la haine, jusqu’au jour où le simple fait d’écrire « mort aux cons » soit passible de cinq ans d’emprisonnement. »

« L’autre solution, c’est d’accepter la liberté d’expression dans toute sa formidable puissance. De reconnaître qu’on ne peut pas séparer la liberté de haïr de la liberté de dire ce qu’on pense. De reconnaître qu’on ne peut pas donner la liberté d’expression aux éditorialistes polis et cultivés et la retirer aux morons ignorants. La liberté d’expression balisée n’est plus une liberté, c’est une permission d’expression. »

Pas vraiment dans le thème d’Anglemonde, mais quand même d’actualité.